27 août 2010

Gotham

Ces 3 jours à Gotham ont été extrêmement constructifs.

J'ai beaucoup lu, beaucoup marché, beaucoup réfléchi, remis pas mal de choses en questions, croisé pas mal de gens, amis perdus de vue ou colocataires potentiels. Je suis rentrée 2 jours plus tard, parce que je commençais à être très fatiguée et que je ressentais le besoin de faire un break avant d'attaquer mon nouveau boulot. Mon problème de logement n'est qu'en partie réglé, c'est du bricolage pour l'instant. Je suis dans l'attente d'une réponse qui me tient vraiment à coeur, et je déteste ça, attendre, rester dans l'incertitude, car je me mets rapidement à inventer n'importe quoi.

Je continue à faire le compte de mes erreurs, à relever tout ce que je dois changer. J'ai des réformes profondes à entreprendre pour être mieux avec les autres, une manière de fonctionner que je dois entièrement revoir, parce qu'elle ne fonctionne pas, qu'elle gâche de belles relations et qu'elle m'emmène droit dans le mur.

Pendant 2 jours, j'ai arpenté Gotham de long en large, j'ai marché des kilomètres. Ca m'a fait le plus grand bien. J'ai ainsi pu constater qu'une fois sorti du centre très opulent et très pompeux, la ville ressemble à n'importe quelle grande ville: grise, moche, insalubre. J'ai pris mes repères, repositionné les lieux que je connaissais les uns par rapport aux autres.
Ca a parfois été assez douloureux, parce que de nombreuses stations sont associées à un souvenir fort avec Jean De. Notre premier ciné, que j'avais passé dans ses bras et l'odeur sucrée de son cou. Le spectacle qu'il m'avait emmené voir lorsque nous nous étions revus après 3 ans. Le sauna où nous l'avons fait avec un deuxième homme. Son concours de piano, souvenir éblouissant d'un triomphe incontesté. Son lieu de travail, lieu de passage, carrefour où nous nous sommes arrêtés tant de fois. La ville est quadrillée de souvenirs. Mais il va bien falloir faire avec. Ajouter une nouvelle couche de souvenirs par dessus, tisser une nouvelle toile.

J'essaye de prendre des mesures. Des mesures de changement profond et durable. C'est un énorme boulot qui m'attend. Encore.
Mais je ne peux m'empêcher d'être optimiste. De me dire que non, tout ce qui a été mal fait, gâché, brisé cette année ne l'aura pas été en vain. Que je dois absolument construire sur mes erreurs, et que ma vie ne peut plus tourner comme elle le fait, un changement s'impose. L'énergie, elle est là, encore. Incroyable. Un peu vacillante à cause de la fatigue, de l'absence de vacances, de la tristesse, du regret. Mais l'envie, elle, reste intacte, flamboyante. L'envie d'avancer, de faire de mon mieux, d'arriver à dépasser les obstacles, de devenir quelqu'un de meilleur. Il faudra du temps, et je ne suis pas connue pour être patiente, mais il faudra du temps. En attendant, je me dresse des objectifs, des "récompenses": si tu améliores ce point, tu décrocheras le droit de faire ça. A la clé, beaucoup de paix et de joie.

Posté par commeuneheroine2 à 10:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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