17 avril 2010

Le weekend de fou: part 1

Commençons par le commencement, c'est à dire vendredi 9.

Vendredi matin, j'apprends que finalement, sa mère passera le weekend avec nous à l’appartement... Panique totale à bord : mon dieu, je ne me sens absolument pas prête à me retrouver face à face avec cette femme ! En général, je ne plais pas aux mères. Elles me trouvent immature, égoïste… et un brin salope. Pas très fréquentable quoi. Et puis je sais pas, mais rencontrer la mère de l’autre, pour moi, c’est une étape à part entière. Ma mère par exemple, je lui présente pas n’importe quel mec qui va passer comme une comète dans mon existence. Ca me donnait un peu l’impression de griller tous les feux rouges cette confrontation. Bref, j’étais complètement paniquée.

Je suis arrivée aux demi-finales légèrement en retard à cause de la grève des trains. La salle était comble. Il a fallu encaisser plus de 2h de piano sans interruption avant de l’entendre jouer : une vraie torture, même lorsqu’on aime la musique classique. Pour la profane que je suis, tous les musiciens me semblaient aussi talentueux les uns que les autres, et je commençais à craindre le pire pour Jean De. Quand il est arrivé sur scène, j’ai retenu mon souffle. Le quart d’heure pendant lequel il a joué m’a semblé le plus long de toute ma vie. Mon cœur battait à tout rompre. J’ai cru mourir d’une crise cardiaque pendant l’annonce des résultats, mais ouf ! il a été qualifié en finale !

Pour le rejoindre ensuite, ça a été la croix et la bannière. Je me trimballais mon sac ce sport rempli de bouquins : difficile de se mêler aux gens avec grâce et discrétion ! J’ai fini par le rejoindre. Baiser furtif avant de me laisser en plan avec sa mère et l’un de ses amis. Ta tada tada… Grand moment de solitude. Heureusement, son pote a commencé à me faire la conversation, et nous en sommes très rapidement arrivés au thème des cigares et des alcools forts, ce qui a contribué à me détendre un peu.

Nous sommes allés boire un verre tous les trois, avec Jean De et son copain (que nous appellerons Scapin pour les besoins de l’histoire). Je n’ai pas beaucoup parlé, mais au fil de la conversation, j’ai découvert Jean De sous un jour complètement nouveau : détendu (à la limite du débraillé même, ce qui n’est pas peu dire chez un homme que j’ai toujours connu élégant et poli), drôle et mordant.
Ensuite, je l’ai accompagné au bureau, où il s’est entraîné jusqu’à tard dans la nuit.

En rentrant, nous étions tous les deux tellement épuisés que nous n’avons pas tardé à nous endormir l’un contre l’autre. Nous nous sommes réveillés dans la nuit pour faire l’amour. Il a suggéré que nous n’utilisions pas de préservatifs. Sachant que nous n’avons fait aucun test HIV et que nous avons derrière nous une expérience échangiste (protégée tout de même), ce n’était pas complètement prudent de notre part, je l’avoue…

Posté par commeuneheroine2 à 06:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Le weekend de fou: part 1

Nouveau commentaire