Comme une héroïne 2

08 novembre 2010

Je n'ai pas envie de lui trouver un surnom de roman. Pas envie d'écrire sur lui. Pas envie de raconter comment. Comment on s'est rencontrés, comment on s'est rapprochés, comment ses lèvres se sont refermées sur les miennes pour la première fois. Pas envie d'exposer mes espoirs aux quatre vents, ni de disserter sur mes angoisses. Par superstition peut-être. Ou parce que le bonheur s'épanouit mieux dans la discrétion.

Il y a, dans cette histoire-là, quelque chose de si doux, de si simple, de si évident, que je n'arrive toujours pas à y croire. C'est comme avoir de nouveau 15 ans...
En mieux. ^^

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23 octobre 2010

Il aura fallu 10 semaines.
10 semaines, dont 8 à Paris. 10 semaines et 10 jours de rhinopharyngite, une cervicale bloquée suite à un violent choc à la tête, une brûlure au 2e degré à la main droite.
Il aura aussi fallu 3 soirées bières, 1 soirée arrosée de vin blanc moelleux, 3 mojitos, et beaucoup de nuits trop courtes.
Il aura fallu que j'accueille une multitude de nouveaux visages dans ma vie. Il aura fallu que deux personnes auxquelles je me suis attachée m'annoncent leur prochain départ. Il aura fallu que je me dise "encore". Il aura fallu que je dise "non" une fois, et que je repousse tous les autres sans le vouloir.
Il aura fallu une série d'échos, d'artéfacts, de fausses coïncidences, de hasards qui ne se déclenchent pas et de souvenirs qui ne parviennent pas à rallumer le passé.
Il aura fallu 10 semaines à éviter, fuir en avant, toujours. Ne pas s'arrêter surtout ne pas s'arrêter sinon je sais que je vais m'écrouler.
Il aura fallu des heures de métro, des heures de marche à travers Paris, trop tard la nuit ou trop tôt le matin. Et puis de belles après-midi bleues aussi. Ou le soleil qui frôle les corniches blanches du 2e arrondissement, avant que la journée de travail ne commence.
Il aura fallu qu'une nouvelle amitié aussi absurde qu'évidente se noue. Il aura fallu qu'on me raconte une histoire très triste; que je sente chez l'autre, dans ses yeux, dans sa voix, une tristesse qui ne veut pas guérir, et que cela me touche aussi profondément que si sa peine avait été la mienne.
Il aura fallu qu'un chat noir dont l'oeil gauche est toujours humide (à cause d'un canal lacrimal bouché) arrive à la maison pour la semaine et affirme clairement, avec cette assurance aristocratique qui n'appartient qu'aux chats, qu'il compte bien fuir les caresses trop insistantes. Mais qu'il soit là quand même, toujours dans mes pattes quand je cherche mon linge le matin.
Il aura fallu que quelque chose s'amollisse enfin, que quelque chose se détende au fond de moi...

Et là, ce matin, sans crier gare, la digue a finalement cédé. Toute la tristesse accumulée en nappe phréatique sous ma bonne humeur, mon énergie apparemment inépuisable, mon rire communicatif, toute cette tristesse-là s'est déversée d'un coup.

Je commence peu à peu à comprendre pourquoi tu me trouvais "pas sérieuse". Je commence à comprendre ce qui se cache derrière. Tu me répliqueras sans doute "mais tu passes ta vie à comprendre (ou à croire que tu comprends)! Tu passes d'une épiphanie à l'autre. Et pourtant, pas sûr que tu aies quitté un seul instant l'obscurité. Ca ne m'intéresse plus que tu commences à comprendre. J'ai besoin de quelqu'un qui a déjà compris".
Des épiphanies, il y en aura encore. Je suis encore loin d'avoir épuisé ce que tu as pu me dire. Ce qui est reçu travaille toujours en nous pendant des mois, des années. Et tout doucement, tout doucement, j'avance. Le sens monte peu à peu, comme une roche qui affleure. C'est un processus très lent. D'une lenteur géologique. D'une lenteur qui me rend parfois folle. Mais inévitable et salutaire.

Une fois encore, tu dois avoir l'impression que je suis dans un monologue dont tu n'es que le catalyseur. Je dois encore te donner l'impression d'être instrumentalisé, vidé de toute ta substance humaine. Juste un miroir, un filtre, une figure symbolique. Une allégorie qui assure un passage, le saut d'un état à un autre. La charon qui me guide à travers mes propres enfers, m'aide à fouiller les tréfonds de mon obscurité intérieure.
J'aimerais te dire que c'est faux. Que tu n'es pas que cela. Que tu n'as pas été que cela pour moi, même si malgré toi, tu continues de me faire avancer. Mais je ne suis pas sûr que je parviendrai à t'en convaincre un jour. Et après tout, quelle importance finalement.

C'est drôle, mais j'ai de plus en plus envie de déménager. Me trouver un endroit à moi. Quitter le 19e. Ca n'a plus de sens de vivre ici. Tu es trop proche. Et maintenant, je ne vois plus l'intérêt de guetter le hasard d'une rencontre, dans un mélange de crainte et d'espoir.
Tu ne fais plus partie de ma vie. Et j'ignore si tu en referas un jour partie. J'arrive enfin à accepter que ce ne soit plus jamais le cas.
Je garde précieusement ce que tu m'as donné. Et ça suffit. D'autres m'apportent aujourd'hui ce dont j'ai besoin.
Il y a quelque chose de différent, maintenant.

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10 octobre 2010

You will meet a tall dark stranger

Hier soir, j'ai retrouvé S. aux Buttes, qui se trouvent à deux pas de chez moi.
J'arborais ma petite combinaison noire et les nouvelles chaussures que je m'étais offertes l'après-midi-même: des escarpins rouges avec des talons plus hauts que tout ce que j'ai jamais porté à ce jour. Du vernis rouge sur les ongles des mains, aucun bijou à part mon bracelet d'argent.
Nous avons discuté pendant des heures à la terrasse d'un café, en sirotant du Bordeaux. On a parlé de musique, de littérature, de société, de nos études. On a beaucoup ri. Je me sentais bien. Très bien même. En mode séduction, chose qui ne m'étais plus arrivée avec un homme depuis Jean De. Je parlais avec une voix plus douce et plus grave que d'habitude.
S. a passé la soirée à me toucher, me frôler. Je ne sais pas si c'était naturel ou un effet travaillé, mais le message semblait assez clair: il était sous le charme. De mon côté, j'ai du avoir l'air un peu distante, un peu gênée. Je fuyais plus ou moins son contact. Par pudeur. Pas envie de passer pour une femme trop facile.

A présent commence l'attente du "pourquoi il rappelle pas?"
On verra bien ce que ça donne. En attendant, j'évite de trop me prendre la tête.

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27 août 2010

Gotham

Ces 3 jours à Gotham ont été extrêmement constructifs.

J'ai beaucoup lu, beaucoup marché, beaucoup réfléchi, remis pas mal de choses en questions, croisé pas mal de gens, amis perdus de vue ou colocataires potentiels. Je suis rentrée 2 jours plus tard, parce que je commençais à être très fatiguée et que je ressentais le besoin de faire un break avant d'attaquer mon nouveau boulot. Mon problème de logement n'est qu'en partie réglé, c'est du bricolage pour l'instant. Je suis dans l'attente d'une réponse qui me tient vraiment à coeur, et je déteste ça, attendre, rester dans l'incertitude, car je me mets rapidement à inventer n'importe quoi.

Je continue à faire le compte de mes erreurs, à relever tout ce que je dois changer. J'ai des réformes profondes à entreprendre pour être mieux avec les autres, une manière de fonctionner que je dois entièrement revoir, parce qu'elle ne fonctionne pas, qu'elle gâche de belles relations et qu'elle m'emmène droit dans le mur.

Pendant 2 jours, j'ai arpenté Gotham de long en large, j'ai marché des kilomètres. Ca m'a fait le plus grand bien. J'ai ainsi pu constater qu'une fois sorti du centre très opulent et très pompeux, la ville ressemble à n'importe quelle grande ville: grise, moche, insalubre. J'ai pris mes repères, repositionné les lieux que je connaissais les uns par rapport aux autres.
Ca a parfois été assez douloureux, parce que de nombreuses stations sont associées à un souvenir fort avec Jean De. Notre premier ciné, que j'avais passé dans ses bras et l'odeur sucrée de son cou. Le spectacle qu'il m'avait emmené voir lorsque nous nous étions revus après 3 ans. Le sauna où nous l'avons fait avec un deuxième homme. Son concours de piano, souvenir éblouissant d'un triomphe incontesté. Son lieu de travail, lieu de passage, carrefour où nous nous sommes arrêtés tant de fois. La ville est quadrillée de souvenirs. Mais il va bien falloir faire avec. Ajouter une nouvelle couche de souvenirs par dessus, tisser une nouvelle toile.

J'essaye de prendre des mesures. Des mesures de changement profond et durable. C'est un énorme boulot qui m'attend. Encore.
Mais je ne peux m'empêcher d'être optimiste. De me dire que non, tout ce qui a été mal fait, gâché, brisé cette année ne l'aura pas été en vain. Que je dois absolument construire sur mes erreurs, et que ma vie ne peut plus tourner comme elle le fait, un changement s'impose. L'énergie, elle est là, encore. Incroyable. Un peu vacillante à cause de la fatigue, de l'absence de vacances, de la tristesse, du regret. Mais l'envie, elle, reste intacte, flamboyante. L'envie d'avancer, de faire de mon mieux, d'arriver à dépasser les obstacles, de devenir quelqu'un de meilleur. Il faudra du temps, et je ne suis pas connue pour être patiente, mais il faudra du temps. En attendant, je me dresse des objectifs, des "récompenses": si tu améliores ce point, tu décrocheras le droit de faire ça. A la clé, beaucoup de paix et de joie.

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24 août 2010

The show must go on

Des nouvelles?

J'ai rendu la chambre que j'occupais en colocation. En attendant de retrouver un toit, je squatte chez ma mère, que mes cartons et mes sacs sont en train de rendre folle.

J'ai bâclé terminé mon Mémoire ce matin, après m'être réveillée à 3h du matin. J'ai un jour de retard.

J'ai encore merdé au boulot. Mon ancienne boss est furax. Et ça craint, parce qu'elle détient mon année de Licence et mon salaire du mois d'août en otage. Ca m'apprendra à prendre les gens pour des cons (mais quand est-ce que cette leçon me rentrera dans la tête non de dieu?!!!).

Je monte à Gotham cet après-midi pour entamer un marathon locatif: 5 colocations au programme. Dans le tas, j'ai bien envie d'en annuler 2, parce qu'au téléphone, les colocataires potentiels avaient l'air complètement cramés.

Ironie du sort, je me retrouve à visiter des colocations à 2 pas de chez Jean De... Si ça se trouve, nous vivrons et nous travaillerons à 2 arrêts de métro l'un de l'autre sans jamais nous croiser!

Samedi matin, juste avant mon déménagement, portée par une sorte d'élan mystique dont je suis coutumière, je lui ai écrit un long mail dans lequel j'expose une analyse complète des mécanismes qui, d'après moi, nous ont menés tout droit dans le mur. Pas de réaction, pas de réponse. Je présume que je l'ai copieusement gavé avec ce mail de trop. Je m'en tiens donc au silence depuis cet envoi.

Mes crises de panique semblent s'atténuer. Mais je ressens encore un désagréable coup au coeur chaque fois que ma pensée l'effleure, ou qu'une chose me fait penser à lui. Et malheureusement pour moi, beaucoup de choses me font penser à lui: les gares et les trains, la nourriture asiatique, le vin, les cigares, la moindre note de musique classique me serre la gorge. Repérer une colocation à Gotham a été un calvaire dont chaque station de métro constituait une épine. Parce que oui, Gotham, c'est avant tout ce que j'ai vécu avec lui.

Aujourd'hui, pas le temps de pleurnicher ou de m'endormir, un long programme m'attend. D'ailleurs, tiens, je file sous la douche en attendant le prochain post qui, j'espère, annoncera enfin une bonne nouvelle!

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20 août 2010

En version originale

Beaucoup de choses émergent. Beaucoup de choses.

Il n'a jamais réussi à m'aimer vraiment. Je n'ai jamais réussi à lui dire. Ce qui traduit bien à quel point ni l'un ni l'autre ne se sentait à l'aise dans cette relation.

Je me rends compte que je n'ai jamais osé être moi-même avec lui. Peur de ne pas lui plaire, peur de ce qu'il allait penser, peur d'être rejetée.

Je me rends également compte que la fille que je suis quand je me sens détendue, en confiance, quand j'ose être moi-même, eh bien cette fille-là, la vraie, est mille fois plus séduisante et aimable que toutes les fausses héroïnes plus ou moins bien adaptées aux attentes d'un autre.

Essentiel.

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19 août 2010

Dans l'ombre

Ce qui m'effraye, c'est que tout au fond de moi, tout au fond, tapi dans l'ombre, il reste... de l'espoir.
Et ça, il va bien falloir me le mettre dans la tête une bonne fois pour toute: c'est terminé, point. Jamais nous ne ressortirons ensemble. Fini.

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Peu de chose

Le plus dur, dans l'histoire, c'est d'être passée des premières places du classement au dernier échelon de ses priorités en l'espace de 10 jours, sans même le savoir.

J'étais tellement sûre que tout s'arrangerait bientôt. Tellement sûre. Je me disais qu'une fois sur Gotham, tout serait plus simple, nous pourrions reprendre sereinement les choses là où nous nous étions arrêté. J'avais pleinement repris la foi en ma capacité à grandir, m'adoucir, à évoluer dans le bon sens. J'étais pleine de confiance, d'assurance, de sérénité. Plus que je ne l'avais été depuis bien longtemps. Tous les autres hommes qui avaient pu croiser ma route cette année, tous ceux avec lesquels j'avais pu me sentir spontanément plus en phase qu'avec Jean De, toutes les évidences que j'avais pu croiser avait toutes fini par me conduire à la même conclusion: Jean De était mille fois mieux, m'apportait mille fois plus; ce qui consolidait pierre par pierre ma résolution à rester avec lui.

Lui, de son côté, il a récemment rencontré une évidence. Il a désormais une autre femme en tête. Je ne compte déjà plus. Il est passé à autre chose. Je l'encombre et il redoute que je le culpabilise. Il met des plombes à répondre à mes mails, ne m'appelle plus malgré ses promesses. Et moi, je passe mes journées à attendre, vainement, un signe de lui, juste pour me rassurer.

C'est fini. C'est brutal. Et ça me blesse profondément. Je ne devrais pas lui en vouloir d'essayer d'être heureux malgré tout, et d'avoir la chance de rencontrer quelqu'un qui lui correspond probablement mieux. Et puis, il ne faut pas que je me leurre: dans sa tête, je n'étais pas le genre de fille qu'on épouse. Trop sulfureuse, trop subversive, trop imprévisible.

Mais ça arrive tellement tôt, il a tourné la page si rapidement! Le différentiel entre mes espoirs, mon acte de foi, et la réalité est tellement grand!
On se sent bien peu de chose...
Alors là, oui, je commence à lui en vouloir.

Et puis je commence à réaliser ce que cette rupture implique. Ne plus le voir au bas mot pendant 3, 4, 6 mois. Et après ça, peut-être que nous nous recroiserons de temps à autres. Mais plus jamais, plus jamais nous ne passerons autant de temps ensemble. Plus de déjeuners, plus de soirées vin-cigares, plus de concerts avec lui. Ca, l'Héroïne, c'est fini.

Je me console comme je peux. En me disant que c'est un défi personnel magnifique qui m'attend: faire les choses pour moi, et rien que pour moi. M'affirmer, m'épanouir sans le support d'un homme. Devenir pleinement maîtresse de mon destin.
Je me console en me disant que quoi qu'il arrive, je manquais de mâturité, que je n'étais pas prête, que Jean De était déjà beaucoup trop loin pour moi. Nous avions peut-être les mêmes buts, je ne pouvais pas suivre.
Et puis non, de toute manière, j'étais beaucoup trop salope pour qu'il me voit en femme respectable. Il ne m'aurait jamais prise au sérieux.

Je vais m'en remettre, comme à chaque fois. Je vais m'en remettre, mais en attendant, ça fait un mal de chien.
Ma détermination n'a pourtant jamais été aussi forte. Pourvu que ça continue.

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18 août 2010

Ce qu'il ne faudra jamais oublier

Je dresse ici la liste de tout ce que Jean De m'a appris/donné/aidé à comprendre:
_savoir ce que je veux, ce dont j'ai envie, et ce dont je n'ai pas envie;
_exprimer ce que je veux, ce dont j'ai envie. L'autre ne peut pas le deviner si je ne lui dis pas. Et comme il ne le devinera pas, je risque d'en ressortir frustrée et ça créera des tensions inutiles. Demander ce que je veux, c'est le plus sûr moyen de l'obtenir et d'être satisfaite;
_ne pas "trop" donner. Si je donne quelque chose (du temps, un massage, un cadeau, peu importe quoi), me forcer à demander gentiment qu'on me rende la pareille. Inviter l'autre, ne pas le forcer non plus. Mais demander dans la foulée au lieu d'attendre, d'accumuler de la frustration et de la déception. Le mode "je te donne quelque chose, et si tu me donnais quelque chose d'équivalent, ça me ferait plaisir" peut ouvrir à des jeux et des échanges très agréables;
_essayer de ne pas être autant sur la défensive, dans la réaction brutale. M'arrêter 5 secondes pour réfléchir et essayer de comprendre l'autre, avant de partir au quart de tour. Verbaliser immédiatement dans quel état me met ce qu'il m'a dit/son comportement ("tu m'as fait de la peine", "je ne comprends pas ta réaction", "qu'est-ce que tu entends exactement par là?");
_toujours garder à l'esprit que l'autre est différent de moi, qu'il ne ressent/réagit/pense pas nécessairement comme moi. Arrêter de plaquer MES réactions sur les autres: une même réaction peut avoir un sens différent chez lui et chez moi. Lui demander pour comprendre au lieu d'échafauder des interprétations fantaisistes et fausses;
_savoir dire "non" pour que mon "oui" ait une vraie valeur;
_ne pas tout dire, ne pas trop parler, car certaines choses doivent être tues. Ce ne sera pas un mensonge ou un manque de transparence, juste un respect vis à vis des autres;
_garder en tête des objectifs clairs, ce que je veux vraiment, et tout faire pour les atteindre, parce que j'en suis capable;
_ne pas avoir peur d'exiger le meilleur (un homme bien, un bon boulot, un salaire décent...). Ne pas me contenter des choses par dépit, ou parce que j'ai l'impression que je ne mérite pas mieux;
_ne pas chercher à devenir ce dont les autres ont besoin, ce à quoi ils aspirent. Être moi. Ne pas avoir peur d'être moi-même, même si ça ne correspond pas à ce que l'autre attend. Arrêter de m'adapter;
_quand quelque chose ne me convient, ne pas hésiter à le dire. Remettre gentiment les gens à leur place lorsqu'ils dépassent les bornes;
_ne plus garder de rancœurs. Essayer de comprendre pour faire retomber ma colère, ou vider l'abcès avec l'autre si je n'y arrive pas seule;
_garder confiance en moi, en mon énergie, en ma capacité à me relever et à transformer n'importe quel obstacle en quelque chose de positif. Garder confiance en mon aptitude à provoquer la chance et à rencontrer des gens formidables;
_rester fidèle à moi-même, à mes besoins, à mes aspirations profondes (par exemple: j'ai besoin de rire et de complicité sexuelle avec un homme, j'aime écrire, j'ai découvert que j'adorais faire des massages, j'ai besoin de sommeil et de longues périodes méditatives pour me ressourcer, etc.);
_m'intéresser davantage à l'actualité, parce que c'est important d'être responsable et acteur au sein de la société;
_voir à plus long terme;
_être un brin plus organisée, cadrer juste un peu plus les choses, de manière à ne pas paniquer à la dernière minute.
Mais surtout, par dessus tout, ne jamais perdre la FOI. Et la foi, c'est un acte de volonté qu'il faut sans cesse renouveler, avec fermeté et conviction: j'ai décidé d'y croire.

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La fin

Cette fois, c'est bel et bien terminé entre Jean De et moi.

La nouvelle est tombée hier, par mail, suite à mes demandes répétées pour obtenir une réponse claire. Ca m'a fait un choc. Je ne m'y attendais pas, pas à une réponse aussi définitive. Tandis que de mon côté, je reconstruisais mes espoirs en me disant "il est trop précieux à mes yeux, je ne veux pas le laisser passer, je ferai tout ce qu'il faut pour que cette histoire marche parce que je le veux très fort"... il tirait la conclusion inverse: trop compliqué, trop de crises et de disputes, pas assez rassurant, trop passionnel.

Il a aussi croisé une nouvelle femme, qui lui a de nouveau donné la foi dans les évidences. Il ne sait manifestement rien passé de répréhensible, mais je sais d'ores et déjà qu'il a son numéro, qu'il est peut-être régulièrement en contact avec elle, et qu'il va la revoir, c'est évident, maintenant que ma page est tournée.
Je ne peux même pas lui en vouloir. Parce qu'il a essayé avec moi, vraiment. De toutes ses forces. Et ça n'a pas marché parce que ça ne peut pas marcher.

Je suis effondrée, vous vous en doutez bien. Effondrée à l'idée de voir partir cet homme que j'aimais, que j'admirais, que je désirais follement. Comment espérer retrouver quelqu'un qui lui arrive ne serait-ce qu'à la cheville? (en même temps, je me rappelle m'être posé la même question après Rodrigue et Charming).

A présent, j'ai très peur. Très peur de monter à Gotham alors que plus rien n'est possible entre nous. Mais qu'est-ce que je vais aller foutre là-bas mon dieu?!
Très peur aussi de ne pas réussir à construire sur ces récentes erreurs. De ne pas garder toujours ce qu'il m'a apporté, une vision plus claire de mon identité, une plus grande affirmation, un mental plus fort, plus d'ambitions, des objectifs clairs. Ca oui, j'ai très peur de le perdre. J'espère que le tatouage suffira à me le rappeler.

J'ai également très peur de ne pas y arriver encore une fois. Me relever, me reconstruire, repartir de l'avant. Trouver la force, encore une fois, après la dépression que j'ai traversée cet hiver à cause de Charming. J'ai très peur de ne pas réussir à trouver l'énergie nécessaire pour accomplir tous les défis qui m'attendent.

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